Archive pour juin, 2011

TRIPARTITE DU 28 MAI : LA BANDE DES TROIS

En principe, la mission d’une tripartite (Gouvernement, patronat, UGTA) est de proposer des solutions aux conflits de répartition inhérents à tout processus de développement économique et social et de faire avancer les réformes.
On était bien loin de ces considérations le 28 mai dernier : la priorité était de rendre grâce au chef de l’Etat. Le patronat, se réjouissait ‘’pour ses efforts en vue de dynamiser la croissance économique et promouvoir l’investissement’’.
Le Secrétaire Général du syndicat-maison, se félicitait des mesures qu’il aurait prises ‘’pour une amélioration continue du pouvoir d’achat, le développement social du pays et la relance de l’appareil économique’’.
Le chef du Gouvernement, lui, saluait, parce qu’il était ‘’l’initiateur’’ de la réunion, le grand architecte à qui revient tout le mérite.
D’emblée, la messe était dite : un patronat éclaté en de multitude de corporations non crédibles, un syndicat unique mais totalement désaffecté n’étaient là que pour cautionner une rencontre alibi, servir un faux débat pour éluder les vrais questions.
Pourtant, par ces temps de forte contestation sociale et d’instabilité politique récurrente l’on pouvait supputer l’ouverture de quelques dossiers sensibles, la prise de décisions capitales, des changements d’importance… Il n’en fut rien. Les questions clés ont été occultées. Pas un mot sur la promotion de l’offre de biens et services, sur l’amélioration de la productivité du travail, sur l’efficience de la formation, sur la maitrise des technologies nouvelles, sur la fuite des capitaux, sur l’exode des cerveaux, sur la répartition du revenu, sur la gouvernance…
Un silence sidéral.
Les attentes exposées par les chefs d’organisations patronales ont tourné le dos à la recherche d’une efficience dans la gestion. Elles portaient plutôt sur les prébendes : facilitations à l’importation d’intrants, allégement des procédures fiscales et des dettes fiscales, meilleur accès des PME au financement et allégement de son coût, soutien accru aux exportations hors hydrocarbures…
En somme les patrons veulent plus de rente.
L’administration les tenant en laisse, les clientélisant leur a octroyé des mesures subsidiaires pouvant relever d’autorités subalternes du ministère des Finances et surtout des promesses. Elle décide que le pilotage de ces mesures relève des banques et que le Trésor aura à prendre en charge les intérêts intercalaires en cas de rééchelonnement ou les bonifications d’intérêts.
Il est dit aussi que le recours à la remise documentaire est autorisé, qui le plafond des importations en urgence est relevé de 2 à 4 millions de DA.
Le gouvernement a aussi donné son accord pour la couverture des risques de change.
De fait la rencontre alibi s’est soldée par une opération de domestication.
Les actions ne sont accompagnées ni d’un dispositif opérationnel ni d’un calendrier d’application ni même d’un bilan d’actions similaires antérieures qui servirait de référence.
On a évité de mesurer leur impact financier, peut-être de peur d’annoncer un déficit budgétaire déjà catastrophique.
On a aussi omis de définir les recettes qui les couvriront. Décidément la planche à billets a de beaux jours devant elle.
Encore une fois, il s’agit d’octroi de privilèges, de redistribution de la rente dont le monde du travail est exclu.
D’ailleurs, le SG de l’UGTA a évacué toute revendication et compte ‘’différer les dossiers sociaux’’ ; les syndicats autonomes ne pouvant décemment pas partager cette option sont éliminés du conclave. Tout de même, promesse a été faite que ‘’les questions à caractère social’’ seront examinées en septembre. Elles attendront. Pour meubler le temps, la tripartite se propose de confier les dossiers à huit groupes de travail : environnement de l’entreprise, lutte contre la fraude, procédures fiscales, insertion des jeunes, dynamisation du secteur du bâtiment, mise à niveau des PME, encouragement aux exportations hors hydrocarbures, financement des PME.
Deux semaines après, la composition de ces groupes n’est toujours pas rendue publique ; encore moins les noms des responsables et leurs CV ! Les effets d’annonce suffisent!
Le chaos qui se profile hypothèque le destin de la nation ; sujet qui ne concerne pas un pouvoir prédateur se suffisant du quotidien.

Lettre du groupe parlementaire RCD au président de l’APN

 

Lettre du groupe parlementaire RCD au président de l'APN dans Nouvelles des partis politiques img1307527798_1_0_

Depuis le mois de janvier 2011, le peuple algérien exprime quotidiennement sa colère et son indignation. Les lois sont régulièrement violées et les libertés bafouées, des parlementaires sont agressés et des citoyens sont humiliés sans que l’Assemblée n’ait osé assumer la moindre de ses missions. Malgré de multiples interpellations de notre groupe, vous n’avez pas daigné répondre ni encore moins réagir préférant avaliser les injonctions d’un exécutif prédateur.

Pour condamner ce silence et réhabiliter le minimum de crédibilité due à la fonction parlementaire, nous avons décidé de suspendre nos activités dans une enceinte qui n’en finit pas de sombrer dans la servilité et la complicité dans la désintégration de la nation. Cette décision a été avalisée par notre conseil national tenu le 03 juin 2011.

En conséquence, vous voudrez bien prendre acte de cette position et procéder, dès réception de cette correspondance, au remplacement des parlementaires du RCD exerçant des responsabilités dans les commissions ou la vice présidence de votre Assemblée.

Alger,le 07 juin 2011

Atmane Mazouz
Président du groupe parlementaire

 

Si pour le pouvoir, la jeunesse est un probleme, pour la CNCD elle est la solution de l’Algérie.

Texte intégral de l’allocution du Dr Tahar BESBAS devant les membres du conseil national du RCD.

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Toujours à l’avant grade du combat démocratique, le RCD a dés les premières émeutes de janvier 2011, pris ses responsabilités, en appelant les citoyens  à une marche populaire et pacifique le 22 janvier 2011. Cette date charnière, a permis de briser le mur de la peur et  contribuer à l’émergence d’initiatives politiques dont la création de la coordination en est un élément important.

C’est à la veille de la marche du RCD que la CNCD a vu le jour. Réunis à la maison des syndicats, des partis politiques dont RCD, des organisations syndicales ainsi que des personnalités connues à l’image de maitre ALI YAHIA Abdenour ont décidé de se réunir en coordination nationale pour le changement et la démocratie. Coordination qui inscrira son dans un changement de système en dehors des rotations claniques.  Les membres de la coordination ont réussi le pari de réunir des organisations qui jusqu’à cette date, il était impensable d’imaginer qu’elles pouvaient s’assoir autour d’une table.

Les expériences vécues  par le passé ont  montré qu’à chaque fois que  le système se retrouve devant une crise ou une impasse politique, ce dernier procède à une mue qui donne l’apparence d’un changement mais qui n’est en fait qu’une recomposition clanique qui renforce encore plus le système et conforte  sa cohésion. Les évènements d’octobre 1988 sont un bel exemple de changement de système dans le cadre du système avec comme arbitre le système. Pour ne plus revivre cela, les membres de la CNCD, déterminé à ne plus cautionner ces impostures politiques ont inscris leur démarche dans un changement de système qui doit se faire d’une manière pacifique et en dehors du système.

Le vent de changement démocratique qui souffle sur la région Nord Africaine et le Moyen orient ne pouvait épargner notre pays. Plusieurs partis politiques, syndicats et acteurs de la société civile ont répondu à l’appel des premiers membres fondateurs de la CNCD. Ces organisations et personnalités d’horizons divers, avec toutes leurs différences et parfois même leurs contradictions ont réussi le pari de s’assoir autour d’une table pour discuter de l’avenir du pays et les moyens de sortir de cette crise politique que le pouvoir voulait présenter comme une crise exclusivement sociale.

Membre fondateur de cette coordination, le RCD a joué un rôle important dans la préservation et la consolidation de cette espace de lutte.  Conscient qu’il ne s’agit pas là de créer un parti encore moins de se substituer aux organisations membres, notre rassemblement a mis à la disposition de la coordination tous les moyens humains et matériels pour la réussite des actions de la CNCD.

Devenue force de mobilisation et surtout force de proposition, la CNCD deviendra une préoccupation urgente du pouvoir et une cible à neutraliser en urgence. L’infiltration, la manipulation et la répression sont aussi mis à contribution pour torpiller la coordination de l’intérieur.  Les premières défections commencent à voir le jour. Le FFS, puis ses relais dans la société civile quittent la coordination. La décantation commençait à se faire. D’un coté ceux qui veulent un changement de système en dehors du système et ceux qui s’accommodent d’un changement dont le système restera l’arbitre et surtout l’architecte  de tous ces changement.

La réussite de la marche du 22 janvier 2011,  organisée par le RCD ainsi que les deux premières marches de la CNCD ont fini par  convaincre le pouvoir du danger de cette structure trans-partisane sur la survie du système.

La scission programmée et organisée de la CNCD en deux entités (CNCD Barakat- CNCD dite ailes partis politiques) n’a pas entamé la détermination des acteurs du changement. Un travail pédagogique et politique a été opéré par les membres de la coordination.

La CNCD a eu ainsi le mérite d’avoir d’abord brisé le mur de la peur et casser la spirale de violence entretenue par le pouvoir. Ces premières actions, couplées aux gains politiques engrangés par la marche du 22 janvier, ont été déterminantes dans la suite et la tournure des évènements que connaitra la scène sociale et politique algérienne.   Il était plus facile aux tenants du pouvoir de gérer par la répression des émeutes violentes, de surcroits manipulés, que de prendre en charge des manifestations organisées.

Les actions de la CNCD ont eu aussi le mérite de donner du courage à tous les segments de la société civile,  de s’afficher et de se prendre en charge de manière  visible.  Depuis, nous avons à faire à des organisations et  des acteurs  identifiés,  qui portent des revendications sociales et politiques claires. Le changement de système devient une constante dans toutes les revendications sociales soient elles.

Ayant réussi à briser le mur de la peur,  facilité l’émergence  de protestations organisées, dont les acteurs sont visibles et connus  et portant des revendications sociales  et politiques publiquement assumées, les membres de la  CNCD ont non seulement pris leurs responsabilités, mais ont fait une proposition de sortie de crise en rendant public une plate forme politique pour le changement et la démocratie. Document historique, cette plate forme permet une transition démocratique ou le  changement de système en dehors du système se fera d’une manière pacifique.

Le RCD a joué et joue un rôle important dans la CNCD. Outre l’apport logistique, l’apport politique de notre parti est inestimable. Nous avons joué un rôle important dans l’élaboration de la  proposition de sortie de crise.  Ni la CNCD Barakat qui porte bien son nom, ni les autres acteurs et initiateurs d’actions dites pour le changement n’ont apporté de solutions à la crise Algérienne.

Les pressions que subissent nos militants et cadrs,  les attaques suscitées par les officines du pouvoir, œuvrant à la diabolisation de notre parti, notamment en s’attaquant à la personne de son président renseignent sur l’importance que joue le RCD dans cette coordination. L’opération orchestrée pour assassiner  notre président, l’acharnement à réprimer d’une manière sélective nos parlementaires et nos militants sont autant de signes qui trahissent les intentions du pouvoir à vouloir isoler l’oppositions de toute dynamique du changement.

Les pressions dont notre parti fait  l’objet et que nous, militants, subissons quotidiennement renseigne sur la justesse de notre combat. Il renseigne aussi sur notre statut d’acteur incontournable dans le changement pour la consécration de la volonté populaire. Nos militants ont été à l’avant-garde du combat identitaire, pour la démocratie, la sauvegarde de l’Algérie. Aujourd’hui nous sommes encore  et resterons debout pour le changement et la démocratie pour l’instauration d’une Algérie démocratique et sociale. Ceci ne peut se faire sans la jeunesse, qui, considérée par le pouvoir comme le problème de l’Algérie, mais que la CNCD considère comme étant la solution.

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