Les jeunes du sud: ces oubliés du cinquantième anniversaire de l’indépendance.

Le système, comme à son habitude, ne rate aucune occasion pour détourner l’opinion des véritables problèmes de la société.  Encore une fois, saisissant l’anniversaire du 50eme anniversaire de l’indépendance, il tentera comme à l’accoutumée de faire croire que l’Algérie va bien,  que tout baigne dans l’huile et tentera  de mettre en relief des réalisations comme bilan de sa gestion. Il ira même jusqu’à adopter un slogan de circonstance : 50 années de réalisation et de créativité. Comme réalisation, il mettra en avant respectivement le complexe sidérurgique d’El Hadjar tout en omettant de souligner son parcours tumultueux, la gratuité et le taux de scolarisation en oubliant de souligner la qualité de l’enseignement et le nombre de militant que l’école a formé au lieu de former des citoyens,  l’autoroute Est-Ouest qui a englouti un budget faramineux et qui nécessite des replâtrages à chaque saison des pluies. Il prendra soins bien sure de mettre entre parenthèse la succession de coups d’Etat militaire politique et sociale ; Sa gestion de la cité par la répression la terreur et la corruption.

Pour marquer et honorer cet anniversaire, le régime a décidé de délier sa bourse. Il a  décidé que la célébration durera toute une année. Les dépenses pour les festivités, les opérations d’ornement ne constituent pas un handicap. Un budget aurait été dégagé pour cela. Rien que sur l’autoroute reliant zeralda l’aéroport, les autorités ont planté pas mois de 5000 palmiers   adultes qui commencent déjà à dépérir.  Sachant qu’un palmier coute pas moins de 100000 Da,  ce tronçon de la route aura englouti pas moins de 500000000 Da en arbres exotiques.

Malgré tout ce maquillage, le pouvoir ne peut cacher une misère sociale très apparente et une disparité sociale qui nargue la logique.  Comme chaque année, des enfants du sud algériens viennent passer des vacances sur les bords de la méditerranée ce qui est en soit  une bonne chose. Ces enfants privés de toutes commodités modernes viennent pour la plupart découvrir pour la première fois la notion de plage et  la salinité de la mer. Mais pour y arriver un parcours du combattant les attends.  Des mômes dont l’âge vari entre 06 et 14 ans  doivent parcourir entre 1000 et 2000 km pour piquer une tête dans l’eau salée du nord. Ces enfants doivent d’abord parcourir entre 200 et 500k pour arriver au lieu de départ. Il s’en suivra une traversée du désert dans des bus. Nos enfants feront ainsi un voyage de 2000 km en bus et qui durera en moyenne deux jours. Imaginez-vous des anges dont la majorité a l’âge de 06 à 08 ans dans un bus assis pendants deux jours avec tous les aléas du parcours. Imaginez la gestion de pas moins de 150 enfants en voyage à titre de restauration satisfaction des besoins naturels et d’hygiène corporels sous une  chaleur intenable de l’été. Ces oubliés des festivités du 50eme anniversaire de l’indépendance débarqueront au bout de deux jours de souffrance à destination. C’est des loques humaines qui arrivent à destination.  Je me souviens avoir encadré en 2007,  un centre de vacance pour enfants venant de l’extrême  sud du pays ou certains enfants ont dormi plus de 18 heures. Réveillés, ils étaient abasourdis par le voyage, il a fallu une mobilisation de l’équipe médicale et de l’encadrement   pour mettre en condition  ces enfants dans  leur nouvel environnement.

Sitôt les 15 jours consommé, il faut  penser au calvaire du retour. Une autre traversée du désert attend  ces enfants.  Plus de 50000 enfants subissent ce calvaire chaque année. Ils viennent passer des vacances au nord au prix d’une effroyable traversé du désert. Les conditions de voyage laissent  à désirer.  Si les équipes d’encadrement s’investissent à fond et  à cœur  lors des séjours des enfants, les conditions de voyages échappent  à leur prérogatives. Il est du ressort de l’Etat organisateur de ces vacances pour enfants de résoudre cette problématique. Ces voyages doivent se faire par avions. Ils sont certes plus couteux mais moins contraignants pour ces jeunes  vacanciers du sud. Le plaisir d’avoir passer des vacances sera complet.  Il appartient à l’Etat d’assumer ses responsabilités envers les jeunes du sud quand on sait qu’au même moment et pour des considérations d’ordres politiques il fait mieux avec d’autre. L’Etat algérien doit ouvrer à l’épanouissement de la jeunesse. Le ministère de la jeunesse et des sports doit être doté d’un budget conséquent. Ce dernier doit répartir ses fonds entre le secteur de la jeunesse et des sports d’une manière cohérente et en harmonie avec les objectifs.  Le secteur de la jeunesse est sollicité par les pouvoir public d’une manière outrancière lors des manifestations des masses et pour les besoins des campagnes politiques.  Il est décevant de constater que c’est le secteur sport qui en bénéficie des financements parfois outranciers.

 

Les jeunes qui n’ont connu de la révolution que le discours creux des officiels, découvrent l’amère  réalité  du système. Il les utilise sans contre partie. Il les sollicite à chaque occasion pour les besoins de sa cause mais les délaisse aussitôt ses objectifs atteints. Ces enfants du sud sont exhibés pour des causes qui ne les concernent pas. Lors de la saison estivale 2011, les enfants d’Adrar sont envoyés au Nord. En guise de trousseau on leur a offert des teeshirts à l’effigie de Bouteflika mais ce même Bouteflika à préférer financer un pont aérien  Alger Oum dorman au lieu d’Adrar Alger.

 

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