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Archive pour septembre, 2012

LES POSTIERS S’éMANCIPENT DU JOUG SYNDICAL

 

Malgré la Chape de plomb, les travailleurs algériens  amorcent leur émancipation de la tutelle du bras sociale du pouvoir pour créer ou rejoindre des espaces de luttes plus crédibles et surtout représentatifs.  Les postiers viennent d’emboiter le pas aux travailleurs de la Sonelgaz , créant ainsi leur propre syndicat autonome. Ce nouveau né vient renforcer l’espace autonome des luttes sociales.  Malgré une représentativité octroyée par le régime,  le syndicat historique peine à jouer son rôle, se complaisant à être le pompier du pouvoir  maquillant les divers  monologues présentés comme des Bipartites.  Longue vie au nouveau venu et que le combat continu.

Ci Après le Communiqué du  Syndicat des postiers :

COMMUNIQUE N° 1

A l’occasion de la rentrée sociale  2012/2013 nous tenons à annoncé à la communauté nationale la naissance du syndicat national autonome des postiers (SNAP), issu de l’assemblée constitutive du 18 mai 2012 qui s’est tenue  à la maison des  syndicats   de Dar El Beida à Alger.

Le SNAP,  s’appuyant sur un ensemble de valeurs telles que l’égalité, la justice et la solidarité, s’inscrit  dans  la promotion et la mise en œuvre des principes et droits  fondamentaux  au travail. Il exercera son action  dans le secteur des postes  et poursuivra la mission de le défendre et de  le promouvoir. Il visera à construire un nouveau style de syndicalisme à la poste, plus démocratique, plus indépendant  et plus autonome. Un syndicalisme à visage humain et un syndicalisme de progrès social.

Le SNAP  œuvrera sans relâche à la réalisation  de sa  vision du secteur postal où l’operateur historique (Algérie Poste) sera une entreprise citoyenne  servant les intérêts de la population, assumant  pleinement son mandat de service public, et qui fournit à ses employés des emplois stables et bien rémunérés ,ainsi que de bonnes conditions  de travail.

Sous le credo : « un travail décent pour une vie digne », le SNAP appelle les postiers à se mobiliser et prendre leur destin en main  pour bâtir un syndicat à même de réaliser toutes leurs espérances.   Par ailleurs   le SNAP en appelle  au sens de responsabilité et à la clairvoyance des pouvoirs publics et des dirigeants du secteur des postes  afin de privilégier et assoir le dialogue et la concertation comme pratiques qui peuvent contribuer à la paix sociale.

                                       Le  Président  du  SNAP                                        

Mourad   NEKACHE

Répression pour les jeunes, immunité diplomatique pour le clan

 

Ayant longtemps toléré  et même encouragé le commerce informel, les autorités mènent depuis l’aïd une opération musclée pour son éradication. Des quartiers entiers connus comme étant fiefs de cette activité ont été investis par les forces de l’ordre dans le but de déloger ces commerçants. Ainsi des milliers de jeunes ayant crées une activité sont par la force des choses livrés à eux même. Occupés d’une manière ou une autre ces derniers vont se retrouver dans la rue avec la frustration d’avoir perdu un emploi informel soit il.

Il est vrais que l’informel a gangrené l’économie national, mais pourquoi avoir laissé ce commerce prendre de l’ampleur, fidéliser des commerçants et des clients pour ensuite décider de reprendre les choses en main. N’a-t-on plus besoin des ces jeunes ? Ou pousse t-on vers l’inconnu ?

Ces jeunes à qui ont a permis d’occuper les trottoirs d’une manière informel durant les évènements du premier semestre 2011, sont renier par les autorités qui les pourchassent comme des vulgaires criminels. Que vont faire ces milliers de jeunes livrés à eux même ? Quelle sera leur réaction ? C’est autant de questions à quoi les autorités doivent répondre avant de procéder à des descentes musclées visant ces jeunes citoyens sans diplômes, ni métiers. Ces derniers  plein d’énergies et de frustrations constituent une bombe à retardement aux conséquences imprévisibles. N’oubliant pas que c’est  un jeune vendeur  qui fût à l’origine du changement dé régime en Tunisie.

Le pouvoir à dépensé plus de 30 milliards de dollars en six mois en 2011 pour acheter la paix sociale. L’investissement fût certes lourd mais les résultats sont maigres. Ces jeunes qu’on a poussés vers l’informel n’ont pas bénéficié de ces largesse. Ces vendeurs informels sont des algériens à part entière. Au lieu de sécuriser leur avenir en les prenant en charge dans un cadre légal en légalisant leurs activités selon un cahier de charge qui les prémunira de la déperdition, le pouvoir leur oppose la force sans aucune solution de substitution.

On ne peut indéfiniment instrumentaliser une jeunesse qui ne cherche qu’à s’épanouir. On ne peut renier son existence et sa capacité à construire. Mais tout porte à croire qu’on la pousse a détruire pour des considérations qui ne sont pas les leurs.

Mais fidèle à lui-même, la jeunesse n’est pas une priorité du pouvoir. Ce dernier pense plus à sa clientèle  qu’il immunisât en leur octroyant l’immunité diplomatique. Comme quoi même la diplomatie est une affaire  de famille  et de clan.

 

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