Répression pour les jeunes, immunité diplomatique pour le clan

 

Ayant longtemps toléré  et même encouragé le commerce informel, les autorités mènent depuis l’aïd une opération musclée pour son éradication. Des quartiers entiers connus comme étant fiefs de cette activité ont été investis par les forces de l’ordre dans le but de déloger ces commerçants. Ainsi des milliers de jeunes ayant crées une activité sont par la force des choses livrés à eux même. Occupés d’une manière ou une autre ces derniers vont se retrouver dans la rue avec la frustration d’avoir perdu un emploi informel soit il.

Il est vrais que l’informel a gangrené l’économie national, mais pourquoi avoir laissé ce commerce prendre de l’ampleur, fidéliser des commerçants et des clients pour ensuite décider de reprendre les choses en main. N’a-t-on plus besoin des ces jeunes ? Ou pousse t-on vers l’inconnu ?

Ces jeunes à qui ont a permis d’occuper les trottoirs d’une manière informel durant les évènements du premier semestre 2011, sont renier par les autorités qui les pourchassent comme des vulgaires criminels. Que vont faire ces milliers de jeunes livrés à eux même ? Quelle sera leur réaction ? C’est autant de questions à quoi les autorités doivent répondre avant de procéder à des descentes musclées visant ces jeunes citoyens sans diplômes, ni métiers. Ces derniers  plein d’énergies et de frustrations constituent une bombe à retardement aux conséquences imprévisibles. N’oubliant pas que c’est  un jeune vendeur  qui fût à l’origine du changement dé régime en Tunisie.

Le pouvoir à dépensé plus de 30 milliards de dollars en six mois en 2011 pour acheter la paix sociale. L’investissement fût certes lourd mais les résultats sont maigres. Ces jeunes qu’on a poussés vers l’informel n’ont pas bénéficié de ces largesse. Ces vendeurs informels sont des algériens à part entière. Au lieu de sécuriser leur avenir en les prenant en charge dans un cadre légal en légalisant leurs activités selon un cahier de charge qui les prémunira de la déperdition, le pouvoir leur oppose la force sans aucune solution de substitution.

On ne peut indéfiniment instrumentaliser une jeunesse qui ne cherche qu’à s’épanouir. On ne peut renier son existence et sa capacité à construire. Mais tout porte à croire qu’on la pousse a détruire pour des considérations qui ne sont pas les leurs.

Mais fidèle à lui-même, la jeunesse n’est pas une priorité du pouvoir. Ce dernier pense plus à sa clientèle  qu’il immunisât en leur octroyant l’immunité diplomatique. Comme quoi même la diplomatie est une affaire  de famille  et de clan.

 

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