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Archive pour 'Nouvelles des partis politiques'

Cap sur le quatrieme congrès

Le Dr BESBAS avec les militans de Hassi Bahbah

Aprés Chlef, Bejaia, Blida et Biskra,  ce vendredi 27 janvier 2012,  j’ai eu l’honneur de me rendre à Djelfa et rencontrer les membres de la commission de wilaya de préparation du congrès de notre parti.  L’État d’avancement de la préparation  augure une participation de qualité conformément aux orientations de la commission nationale. Dans l’après, nous avons été l’hôte des militants de Hassi Bahbah. Ja’i eu le plaisir d’animer une rencontre conviviale avec les militants. L’actualité nationale et internationale fût au menu des débats. Nous avons, trois heures durant, répondu aux sollicitations et préoccupations des militants. Cette rencontre a été très instructive à plus d’un titre.  Elle a permis entre autres aux militants d’avoir des éléments de réponses sur des questions liées à l’actualité politique,  notamment les changements qui s’opèrent dans la régions, sur les défis qui attendent le parti en général et l’importance de réussir le  quatrième congrès en particulier.

Résolutions du conseil national du 14 octobre 2011

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Le conseil national du RCD s’est réuni en session ordinaire le 14 octobre 2011 à Alger. Figuraient à l’ordre du jour:
• L’évaluation politique et sociale de l’année 2010/2011 ;
• La préparation de l’année 2011/2012 ;
• Les bouleversements de la scène régionale et les évolutions internationales qu’ils ont engendrées ;
• L’état organique, la logistique et la situation financière du Rassemblement.

Après l’introduction aux débats du président qui a synthétisé les initiatives prises par le parti et les principaux événements vécus par le peuple algérien ces derniers mois, les membres du conseil national ont respectivement écouté les communications des secrétaires nationaux en charge des affaires sociales, de l’économie, des élus et des élections, de la communication et des relations internationales.

Les rapports des différents bureaux régionaux et les interventions des autres membres du conseil national convergent vers la même analyse : les manœuvres politiques du pouvoir attestent de la permanence de deux invariants dans le système algérien : le DRS contrôle toujours l’essentiel de la décision politique et aucune perspective d’ouverture ne figure dans l’agenda officiel.

Face à la contestation citoyenne, signe d’une ardente aspiration au changement, le système oppose la répression, la corruption, la désinformation et la provocation.

Au désarroi des Algériens menacés par le chômage, l’inflation, le déficit en logements, l’absence de soins et une éducation au rabais, l’exécutif répond par des tripartites composées de ses clientèles où il dilapide le trésor public dans des aspersions financières claniques qui ont eu le don d’exaspérer les catégories les plus démunies. En relevant le SNMG de 3000DA, le gouvernement s’est livré à une manipulation dont, paradoxalement, les principaux bénéficiaires sont les cadres les plus privilégiés ; c’est-à-dire ceux dont les salaires sont indexés sur le SNMG. Par ailleurs, les 3000 DA octroyés ne compensent même pas une inflation que les dirigeants peinent à maquiller avec des artifices statistiques et comptables aussi opaques qu’aléatoires.

L’absence chronique de projet économique se confirme dans l’entretien d’un patronat dominé par l’économie de bazar et dont la principale fonction est d’être convoqué pour servir de comité de campagne au pouvoir à chaque fraude électorale.

Point culminant de cette stratégie de contre développement : le projet de loi de finances 2012.

L’analyse sommaire de ce texte montre que la part dévolue à l’investissement est réduite de 29 %. L’éducation nationale qui voit également son budget régresser subit un sort analogue. Par contre, les sommes affectées aux secteurs de la propagande et de la répression (défense nationale, intérieur, zaouïa) explosent. Dans les pays souverains, une telle architecture budgétaire est élaborée en période de guerre. En l’occurrence, l’ennemi est le peuple algérien. Les finances publiques, dédiées aux dépenses salariales non productives entretiennent et aggravent une déficience économique structurelle.

La scène politique n’échappe pas à cette stratégie d’involution nationale qui absorbe tous les moyens de l’Etat pour aboutir à l’étouffement de la vie publique.

La dégradation de la scène médiatique est marquée par les menaces, les chantages financiers et, de plus en plus, l’encouragement de titres délinquants que même les années de plomb du temps du parti unique n’avaient pas connus.

Les décisions envisagées pour mettre en œuvre les réformes annoncées participent, sans exception, d’une volonté de fermeture et de soumission de la scène nationale.

Le nouveau code communal achève de réduire la mission de l’élu local à une fonction de représentation symbolique. Le projet de loi portant profession de l’avocat fait de ce dernier un témoin impuissant de l’arbitraire de l’Etat. La promesse d’ouverture du secteur de l’audiovisuel est aussitôt rattrapée par une réglementation qui ne tolère que le recyclage de l’argent sale des clientèles dans ce domaine. Le désinvestissement de la formation transforme l’université en déversoir où se noient étudiants, enseignants et travailleurs.

L’instrumentalisation de la justice démontre chaque jour que les scandales financiers ne sont traités que lorsque les auteurs des crimes et délits économiques sont tentés de s’émanciper de la domestication des officines.

Les manipulations politiciennes du terrorisme dont joue le régime pour maintenir son chantage dans le pays et se ménager un statut de sous-traitant de la lutte anti-terroriste auprès de nos partenaires dérapent régulièrement dans des provocations qui ont plus particulièrement ciblé la Kabylie ces derniers mois.

Au niveau international, les dirigeants, bousculés par les événements, s’égarent entre un activisme diplomatique par lequel ils veulent vendre un projet de réformes et une solidarité sans faille avec les dictateurs de Khartoum, Tripoli, Sanaa, Téhéran, Damas…

S’agissant des perspectives électorales, l’exposé du secrétaire national aux élus et aux élections, rappelant les entraves et les arbitraires subis par les élus du Rassemblement a nourri l’analyse et les projections du conseil national. L’omnipotence du DRS se dévoilant dans le sectarisme de l’administration et la partialité de la justice, laisse présager une année électorale 2012 au cours de laquelle les scrutins seront une réédition des opérations de distribution des quotas.

Pour l’heure, le conseil national observe que le DRS, maître d’œuvre du monopole sur la vie politique et économique, est plus que jamais rivé dans un statuquo qui ne laisserait aux citoyens que le choix de se soumettre ou de s’offrir en recrue à l’une des sectes du pouvoir.

Comme les tergiversations qui accompagnent l’ouverture audiovisuelle, les hésitations du pouvoir en matière de surveillance internationale massive et qualifiée trahissent une tendance lourde dans un système qui a transformé les institutions en matrice de prébendes où l’opposition démocratique se voit assigner un rôle d’alibi de la pluralité.

Ni la transformation de l’Algérie en gigantesque espace militaro-policier, ni les milliards de dollars distribués dans la précipitation sans programmation, ni contrôle, ni les infiltrations et autres tentatives de déstabilisation des mouvements de coordination, ni la désinformation n’ont empêché la société et, plus particulièrement, la jeunesse de se mettre en mouvement pour relancer la contestation et exprimer sa volonté de vivre dans la liberté, la dignité et la sécurité.

Dans cette tourmente interne et externe, le RCD, fidèle à ses valeurs fondatrices, assumant les principes de l’Algérie démocratique et sociale et mettant en œuvre son projet de société, a investi la rue dès lors qu’était définitivement constatée l’impossibilité d’une évolution politique sérieuse dans le cadre institutionnel. Les manifestations engagées au premier semestre 2011 ont mis à nu le système dans le pays et à l’étranger.

Le conseil national du RCD est résolument engagé à soutenir toute démarche s’inscrivant dans une alternative de rupture. Les manœuvres en cours qui voient les clans se déchirer dans un système mafieux ne doivent en aucune façon distraire les élans patriotiques qui s’expriment quotidiennement dans les revendications sociales ou politiques alternatives. L’Algérie a déjà connu de nombreuses situations où des clans se sont affrontés sans que notre peuple n’ait pu, par la suite, exercer son droit à l’autodétermination.

L’Algérie de Novembre et de la Soummam a vocation à jouer d’autres rôles que ceux de sous-traitant de la lutte anti-terroriste et de police des frontières de l’émigration clandestine.La sécurité nationale et régionale et la stabilisation des flux migratoires appellent légitimité politique, transparence et performance économique et justice sociale ; autant de principes reniés et combattus par le système qui sévit depuis 1957.

Dans ses structures, dans les luttes sociales et politiques, sur les scènes régionales et internationales, le RCD a mené, mène et continuera de mener le même combat : le changement de système politique pour la satisfaction des revendications qui ont mené à l’indépendance confisquée de notre pays.

Alger, le 15 octobre 2011
Le RCD

 

Tripartite : berceau du trabendo

La tripartite qui vient de se terminer renseigne, encore une fois, sur les intentions du régime. La 15eme cession s’est confinée dans le rôle d’instance de légitimation de la politique sociale de l’Exécutif. Le discours du chef de l’Etat du 15 avril qui promettait de « reconstruire le dialogue social et d’impliquer dans les décisions de politique économique les partenaires sociaux dans un esprit de concertation sérieuse » vient d’être démenti par les faits et actes de son gouvernement.

En effet, c’est la deuxième tripartite, après celle du 28 mai, en principe consacrée exclusivement aux voies et moyens de renforcer le soutien à l’entreprise et de conforter l’environnement de l’investissement, qui voit les représentants des syndicats autonomes ignorés. Le premier ministre justifiant cette élimination par le fait que les syndicats autonomes discutent avec « leurs tutelles ». Le propos est un aveu : un syndicat n’a pas de tutelles mais des partenaires. C’est la continuité du premier conclave de par ses décisions qui bénéficient exclusivement à un patronat hétéroclite où se mêlent trabendistes et investisseurs ; la majorité étant d’abord et avant tout constituée d’agents pourvoyeurs en financements des campagnes électorales du pouvoir.

Le syndicat officiel, censé axer ses revendications sur l’indexation des salaires sur le coût de la vie et un système de protection sociale basé sur la solidarité et la redistribution des richesses, s’est limité à demander une augmentation du SNMG à 20000da, une augmentation des pensions des retraites, une diminution de l’IRG et la suppression de l’article 87 bis du code du travail. Bien sûr, aucune de ces demandes n’a été agréée par la tripartite. La maigre augmentation du SNMG proposée par le gouvernement et validée par la tripartite bénéficiera essentiellement aux travailleurs dont le revenu ne dépasse pas les 18000 da et essentiellement à certaines pensions des moudjahidines et ayants droits et aux hauts cadres des entreprises publiques ; le salaire de ces derniers étant indexé sur le SNMG.

Par ailleurs, le coût de cette augmentation représente moins du vingtième des sommes déversées entre janvier et juin 2011 pour calmer la rue. Ceci relativise considérablement la portée de l’argument du premier ministre qui brandit les 75 milliards de dinars d’augmentation du SNMG pour mieux dissimuler le coût des avantages accordés au patronat, notamment l’effacement à hauteur de 50% des agios non recouvrés, la prise en charge des frais de labélisation des produits agricoles à l’exportation et l’annulation des pénalités d’assiettes et de recouvrement. Ce laxisme budgétaire qui ne fait aucune distinction entre acteur et activité économiques est en soi un aveu : confondre l’entreprise de production et l’opérateur parasitaire est une vielle méthode du système algérien qui dilue ses turpitudes et celles de ses relais dans des décisions de portée globales.

Une fois encore, le Trésor public est mis au service de l’entretien et de l’élargissement de la base clientéliste du système. Le développement national peut attendre.

Le RCD
Alger, le 02 octobre 2011

Palestine : le reniement d’Alger

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Le président de l’Autorité palestinien, Mahmoud Abbas, est engagé dans une initiative politique déterminante en vue de faire de la Palestine un membre à part entière auprès des Nations Unies. Cette démarche qui permettrait au peuple palestinien de disposer d’un statut à même de lui garantir audience et présence sur la scène internationale rencontre diverses entraves.
Sur la scène internationale, les Etats Unis qui peinent à rompre avec leur alignement unilatéral sur Israël menace d’opposer leur véto au conseil de sécurité. L’union européenne semble tergiverser face à une demande dont l’aboutissement contribuerait à diminuer une tension endémique sur la scène proche et moyenne orientale. Pour sa part, Hamas, redoutant l’impact de cette ouverture sur ses postures et abus, multiplie les obstructions.
Si ces hésitations et autres manœuvres étaient plus au moins attendues dans une conjoncture régionale en plein bouleversement, le rôle et le devoir de l’Algérie étaient de soutenir sans réserve un acte de candidature qui consacre un droit légitime et une reconnaissance sans ambiguïté aucune de l’autorité palestinienne.
Trop occupé à se commettre avec des dictatures finissantes, le pouvoir algérien se distingue par un assourdissant silence dans une opération vitale pour le peuple palestinien qui fut, ne l’oublions jamais, un des rares de la région à avoir revendiqué et assumé la pluralité politique y compris en phase militaire.
Fidèle aux valeurs et principes qui ont inspiré et conduit les luttes du peuple algérien vers son émancipation, le RCD assure, à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières, l’Autorité palestinienne de sa solidarité agissante.

Alger, le 18 septembre 2011
Le RCD

 

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La menace d’attentat à la voiture piégée revendiquée par Al Qaeda dès le 7 septembre, pourtant prise très au séreux par le FBI et le département d’Etat américain, n’y a rien changé. Si les barrages filtrants ont transformé Manhattan en véritable gare, les média du monde entier ont décidé de maintenir leur couverture du 10éme anniversaire des attentats du 11 septembre en plein cœur du quartier où s’est produite la catastrophe en 2001. Pendant 72 heures, des journalistes intellectuels, juristes, victimes et politiques connectés à des intervenants des cinq continents ont débattu sur les origines, les suites immédiates et les conséquences lointaines du 11 septembre.

 

Pour sa part, le président du RCD a animé une table ronde avec Jean Marie Colombani, ancien directeur du quotidien français le monde et Dick Howard, grand Philosophe américain sur le thème :’ « comment vit le monde après le 11 septembre. ». La philosophe française Elisabeth Badinter et l’écrivain à succès égyptien Alaa Al Aswani et une speakerine libanaise, victime d’un attentat terroriste, sont intervenus dans les débats respectivement à partir de Paris, du Caire et de Beyrouth.

 

Said Sadi a développé l’idée que même si des incertitudes pèsent encore sur les insurrections citoyennes qui déferlent sur le sud, quelque chose de fondamental est entrain de se jouer sous nos yeux. « La révolution industrielle avec la colonisation qui prétendait dispenser le savoir et la liberté a accouché d’une ère d’arbitraire. La décolonisation a mal tourné au regard des régimes qui ont suivis et qui ont, le plus souvent, renié les principes qui ont libéré les peuples soumis, le communisme comme le libéralisme ont échoué. Le Sud fait irruption pour signifier qu’une nouvelle recomposition de l’histoire du monde doit s’engager. Le terrorisme ne reculera que si la démocratisation prend racine au sud où nous observons que des jeunesses conditionnées pendant des décennies pour haïr et tuer se sont émancipées de la tentation intégriste qui les avait broyées pendant des années. Ces jeunes délivrent un message très fort et se démarquent de la culture de la mort dans laquelle on a voulu les enfermer.

 

 

A la question de savoir si l’islamisme est soluble dans la démocratie, Said Sadi, répondant sans ambages, a soutenu que toute idéologie qui s’abrite derrière la religion pour investir le pouvoir est par essence totalitaire quelque soit le culte concerné. L’essentiel est que les mots retrouvent enfin leur sens. L’islamisme ne recouvre pas, loin s’en faut, la religion musulmane.

Auparavant, le président du RCD a enchainé les interviews et les entretiens avec les spécialistes du monde musulman et du terrorisme.

Le 8 au soir, Said Sadi a rencontré des représentants de la communauté algérienne de New York qui lui ont fait part de leur grande inquiétude devant le blocage que connait l’Algérie. Une tournée en Amérique du nord (Canada et USA) est retenue dans le courant de l’automne 2010. « Nous avons suivi avec intérêt les rencontres de proximité organisées au pays, la même attente existe dans l’émigration »; ont fait savoir les animateurs des réseaux associatifs et les militants de New York.

L’engouement manifesté par le monde politique, intellectuel et universitaire dans cette commémoration et les réflexions qu’elle a engendré autour des révolutions en cours dans le sud témoignent de ce que la conscience universelle est désormais alertée sur le fait que les dictatures, loin de garantir la stabilité, sont la source et le moteur de l’intégrisme.

 

 

APN: symbole de la régression nationale

 

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Le parlement est encore une fois convoqué, en cette rentrée, pour légitimer des situations de non droit et valider des voies de fait imposées par un exécutif aux abois et irresponsable. Issue de la fraude électorale, l’assemblée nationale s’apprête à consommer sa servilité en validant les replâtrages proposés dans des projets de lois en décalage avec les aspirations citoyennes. En effet, débattre des réformes ne peut être confié à des députés qui ont décidé de renoncer à leur mission de représentation nationale pour s’employer à un affairisme de bazar.

 

Les projets de loi sur le code de wilaya, code électoral, code de l’information et les partis politiques que s’apprête à digérer l’APN témoignent de l’isolement politique et moral d’un parlement qui est l’un des derniers débris d’un système condamné par l’Histoire.

 

Au moment où les élites libyennes ont rejoint leur peuple et réussi l’exploit de faire tomber la dictature de Kadhafi et que la rue algérienne a repris son ébullition à travers des mouvements de protestation, les parlementaires du régime continuent à se terrer dans un mutisme coupable et indigne.

 

Depuis le début de l’année, face à la multiplication des contestations politiques et sociales et l’absence de toute réponse des pouvoirs publics, le RCD a décidé de suspendre ses activités au sein du parlement suite, notamment, au refus de transmettre et de donner suite à toutes les interpellations de ses parlementaires. Les différentes questions des élus du RCD touchant aux violations des lois, à la régression du pouvoir d’achat des Algériens, à la corruption, aux placements occultes à l’étranger, aux violations des libertés, à la répression de la jeunesse …sont à ce jour restées sans réponses, confirmant le rôle de chambre d’enregistrement dévolu à l’institution parlementaire par le pouvoir exécutif.

 

Les parlementaires du RCD continuent à assumer leur mission sur le terrain de façon résolue  et libre aux cotés de celles et ceux qui luttent quotidiennement pour l’avènement d’un changement démocratique.

 

Alger, le 05 septembre 2011

 

Le groupe parlementaire du RCD

 

LETTRE AU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION LIBYEN

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A mesdames et messieurs les membres du Conseil National de Transition

 

Chères sœurs, chers frères,

En tant que patriotes algériens luttant pour la promotion démocratique de leur pays, nous vous réitérons notre entière solidarité. Auparavant, nous avons affirmé notre soutien aux manifestants tunisiens et égyptiens. Aujourd’hui nous ne cessons de crier notre indignation devant a barbarie qui frappe les citoyens de Syrie et du Yémen. Votre combat, le notre et celui que mènent simultanément tous les peuples du sud renvoient à la même problématique et tendent aux mêmes objectifs nationaux et régionaux : libérer nos pays respectifs de systèmes politiques dominés par des sectes militaires violentes, corrompues et sans perspectives et les engager dans des projets où le citoyen serait à la fois l’arbitre et l’acteur du destin collectif. Seuls des dirigeants autistes refusent de voir que, dans nos pays aussi, l’histoire citoyenne est désormais en marche.


Au-delà de notre zone, les Iraniens et les Ivoiriens avaient courageusement affronté, avec des fortunes diverses, les despotes qui les écrasaient en toute impunité.


Partout, et tout en se battant sur le terrain algérien, notre parti s’est spontanément positionné du côté des révoltés et s’est démarqué du pouvoir algérien qui, lui, s’est systématiquement aligné derrière les dictateurs. En effet, les maîtres d’Alger, reniant les valeurs et les principes qui ont mené à la libération de notre peuple, ont soutenu et /ou soutiennent les tyrans de Téhéran, d’Abidjan, de Tunis, du Caire, de Tripoli, de Sanaa, de Damas ou de Khartoum.

 

Pour l’heure, les Libyens sont en passe de régler trois problèmes fondamentaux auxquels sont toujours confrontés les Algériens :

1- Abattre une dictature militaire de plusieurs décennies ;

2- Amener les anciens notables du régime les moins compromis à assumer
leur responsabilité historique en s’impliquant dans l’insurrection citoyenne ;

3- Fédérer des sensibilités politiques diverses dans un mouvement alternatif démocratique.


Dans ces conquêtes du peuple libyen, les patriotes algériens trouvent à la fois une source de satisfaction et d’espérance. Nous saluons un peuple frère qui a brisé les chaînes de l’arbitraire et nous suivons avec attention ses évolutions dont nous ne manquons pas de tirer des enseignements utiles à notre combat, ce qui est en même temps une façon d’en élargir la portée au sous continent nord-africain. De ce fait, nous nous sommes toujours fait un devoir de répercuter la bravoure des combattants libyens tout en dénonçant et condamnant la répression dont ils sont victimes à travers nos réseaux relationnels tant nationaux qu’étrangers.

 

Chères sœurs, chers frères,

Convaincus que nous sommes condamnés à vivre dans l’intelligence et la solidarité, nous considérons de notre devoir, eu égard à ce que nous avons enduré, de vous faire part des écueils que peut rencontrer une révolution succédant à un ordre politique archaïque qui s’est donné le temps et les moyens de déstructurer et de stériliser la société.


En octobre 1988, la jeunesse algérienne a exprimé radicalement, et dans le sang, son rejet d’un système politique équivalent à celui qui vous a endeuillé pendant 42 ans. Faute de cadres et de stratégie adéquats, le pouvoir en place a pu récupérer la situation à son profit et manipuler une ouverture politique et médiatique dont l’Algérie et son voisinage paient toujours les conséquences.

Le RCD enregistre avec satisfaction les premières déclarations des instances de la révolution libyenne qui en appellent à la sérénité et la tolérance, invitent à s’interdire le recours à la vengeance tout en œuvrant avec détermination à libérer leur nation des entraves du passé. Les démocrates nord-africains sont persuadés que cette lucidité sera rapidement et résolument prolongée par la volonté d’instaurer un climat politique où la liberté, la transparence et la loi permettront à votre pays de se doter d’institutions effectivement représentatives et où tous ses fils pourront s’exprimer, défendre leur opinion et inventer la nouvelle Libye.

Avoir saisi que l’on ne substitue pas un régime politique sectaire ou autoritaire à la dictature témoigne de votre conviction que les forces du renouveau doivent innover et savoir faire preuve d’humilité et de générosité. Nous le savons tous, en Libye comme ailleurs, la seule alternative à Kadhafi et tous ses comparses c’est la démocratie.

Notre soutien à votre mouvement est un devoir, votre réussite est un acquis national d’autant plus mérité qu’il a été chèrement payé. Il demeure pour nous qu’au-delà de considérations domestiques légitimes, l’aboutissement de votre combat est un investissement régional qui nous concerne tous.

Oui nous devons renverser les dictatures, oui nous devons construire des sociétés de justice et de liberté régies par des Etats de droit mais, pour y parvenir au mieux et au plus vite, nous sommes mis en demeure de faire de sorte que chaque libération nationale serve l’autre pour garantir un développement démocratique régional. Jusque là, dans notre histoire, chaque colonisation a fait le lit de la suivante. Nous pouvons inverser cette loi de la malédiction et nous avons, aujourd’hui, la responsabilité de faire de chaque avancée nationale une pierre angulaire qui renforce et s’articule avec toutes celles qui portent notre avenir commun.

Chères sœurs, chers frères,


En avril 58, les dirigeants marocains, tunisiens et algériens réunis à Tanger déclaraient d’une même voix que les indépendances de leur pays devaient naturellement se parachever dans la construction d’une Fédération des Etats nord-africains. C’est cette ambition qu’il nous échoit de concrétiser dans la foulée des dynamiques de liberté qui déferlent sur nos contrées. C’est dire que si des circonstances politiques nous obligent encore à lutter séparément, nous devons, sous peine de retomber dans des errements suicidaires, avoir toujours à l’esprit qu’il n’y a d’issue durable à nos luttes que dans la synergie de nos efforts. A l’UMA, ce syndicat d’autocrates, nous devons opposer les solidarités convergentes sans faille de nos mouvements.


ll y a un demi-siècle, l’Algérie pouvait se poser comme repère structurant dans le mouvement de décolonisation qui a émancipé tant de peuples. Ce capital et ce rôle ont été dilapidés par un système arrogant et prédateur. Aujourd’hui, c’est l’exploit libyen qui s’impose à nous comme exemple pouvant et devant continuer d’inspirer nos luttes, notamment en Algérie.

En effet, à l’inverse de la Tunisie ou de l’Egypte qui se vivent depuis longtemps en tant qu’Etat-nations constitués, l’Algérie et la Libye sont de jeunes créations dans lesquelles se sont agrégées des collectivités diverses que vous avez eu, en ce qui vous concerne, l’immense mérite, de comprendre, de ménager et de rassembler. Autre similitude : l’Algérie et la Libye ont été asservies par des systèmes politiques militaristes, inconséquents et incultes. Ces rapprochements, entre autres choses, font que votre combat nous parle plus que d’autres. Politiquement, la traduction de votre soulèvement en projet démocratique et social est le meilleur message d’espoir que vous pouvez délivrer à votre pays et, au-delà, à tout notre environnement géopolitique.

Ardemment souhaité et attendu par tous les fossoyeurs de nos destins, l’échec vous est tout simplement interdit. C’est pour cela que nous, patriotes et démocrates algériens, nous nous permettons d’être plus exigeants envers vous qu’avec d’autres.

Chères sœurs, chers frères,


Vous avez fait le plus dur, vous êtes condamnés à réaliser le plus juste. L’Histoire nous offre l’occasion de conjuguer nos espérances. Vous le savez, il y a longtemps que le RCD travaille au rassemblement des forces démocratiques de notre région.Avec nos fraternels sentiments.



Alger le 26 août 2011


Saïd Sadi. Président du RCD

Présidence / DRS: le naufrage

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Le « cadeau » offert par le couple présidence-DRS au peuple algérien en cet Aïd va considérablement peser sur les évolutions immédiates de notre pays. En reconnaissant enfin officiellement héberger une partie de la famille Kadhafi, les dirigeants d’Alger confirment une position et dévoilent des intentions. Vers l’intérieur le message est clair: toute idée de changement est vaine. La traduction destinée à l’extérieur est aussi limpide: le régime assume son rôle de représentant d’un système qui lie sa survie à la manipulation des situations que peut offrir une scène régionale en plein bouleversement.En effet, le pouvoir algérien aux abois n’a ni la force ni la crédibilité nécessaires pour s’opposer au jugement du clan Kadhafi quand les conditions l’exigeront. Il composera dans ce dossier avec la même duplicité que celle qui le caractérise dans la lutte contre le terrorisme international dont il ne cesse, par ailleurs, de relancer nuisances et doctrine par une politique cynique et irresponsable.Après avoir transformé l’Algérie en dépotoir économique pour satisfaire clientèles et partenaires, après avoir réduit ses missions politique et diplomatique à la fonction de sous-traitant des services de renseignements occidentaux pour survivre, les maîtres d’Alger sont devenus les hôtes d’héritiers de despotes déchus pour s’octroyer une marge de négociation dans le marché des otages, rejoignant dans leur déchéance les bandes spécialisées dans ce sinistre marché.Voilà où en est l’Algérie de Abane et de Ben M’hidi un demi siècle après l’indépendance.Ce dernier avatar a pourtant un mérite: couper court aux manipulations qui veulent entretenir l’illusion d’une rédemption du système politique qui sévit depuis 1957.A toutes les citoyennes et à tous les citoyens, le RCD demande, en ces moments noirs de notre Histoire, de garder espoir, de se souvenir et d’honorer les principes et les valeurs qui ont mené à la libération de notre peuple. C’est là la seule voie pour sortir d’un cauchemar qui a stérilisé la société, déstabilisé l’Etat et, maintenant, livre la nation à l’humiliation internationale.

Alger, le 30 août 2011Le RCD

 

 

 

TRIPARTITE DU 28 MAI : LA BANDE DES TROIS

En principe, la mission d’une tripartite (Gouvernement, patronat, UGTA) est de proposer des solutions aux conflits de répartition inhérents à tout processus de développement économique et social et de faire avancer les réformes.
On était bien loin de ces considérations le 28 mai dernier : la priorité était de rendre grâce au chef de l’Etat. Le patronat, se réjouissait ‘’pour ses efforts en vue de dynamiser la croissance économique et promouvoir l’investissement’’.
Le Secrétaire Général du syndicat-maison, se félicitait des mesures qu’il aurait prises ‘’pour une amélioration continue du pouvoir d’achat, le développement social du pays et la relance de l’appareil économique’’.
Le chef du Gouvernement, lui, saluait, parce qu’il était ‘’l’initiateur’’ de la réunion, le grand architecte à qui revient tout le mérite.
D’emblée, la messe était dite : un patronat éclaté en de multitude de corporations non crédibles, un syndicat unique mais totalement désaffecté n’étaient là que pour cautionner une rencontre alibi, servir un faux débat pour éluder les vrais questions.
Pourtant, par ces temps de forte contestation sociale et d’instabilité politique récurrente l’on pouvait supputer l’ouverture de quelques dossiers sensibles, la prise de décisions capitales, des changements d’importance… Il n’en fut rien. Les questions clés ont été occultées. Pas un mot sur la promotion de l’offre de biens et services, sur l’amélioration de la productivité du travail, sur l’efficience de la formation, sur la maitrise des technologies nouvelles, sur la fuite des capitaux, sur l’exode des cerveaux, sur la répartition du revenu, sur la gouvernance…
Un silence sidéral.
Les attentes exposées par les chefs d’organisations patronales ont tourné le dos à la recherche d’une efficience dans la gestion. Elles portaient plutôt sur les prébendes : facilitations à l’importation d’intrants, allégement des procédures fiscales et des dettes fiscales, meilleur accès des PME au financement et allégement de son coût, soutien accru aux exportations hors hydrocarbures…
En somme les patrons veulent plus de rente.
L’administration les tenant en laisse, les clientélisant leur a octroyé des mesures subsidiaires pouvant relever d’autorités subalternes du ministère des Finances et surtout des promesses. Elle décide que le pilotage de ces mesures relève des banques et que le Trésor aura à prendre en charge les intérêts intercalaires en cas de rééchelonnement ou les bonifications d’intérêts.
Il est dit aussi que le recours à la remise documentaire est autorisé, qui le plafond des importations en urgence est relevé de 2 à 4 millions de DA.
Le gouvernement a aussi donné son accord pour la couverture des risques de change.
De fait la rencontre alibi s’est soldée par une opération de domestication.
Les actions ne sont accompagnées ni d’un dispositif opérationnel ni d’un calendrier d’application ni même d’un bilan d’actions similaires antérieures qui servirait de référence.
On a évité de mesurer leur impact financier, peut-être de peur d’annoncer un déficit budgétaire déjà catastrophique.
On a aussi omis de définir les recettes qui les couvriront. Décidément la planche à billets a de beaux jours devant elle.
Encore une fois, il s’agit d’octroi de privilèges, de redistribution de la rente dont le monde du travail est exclu.
D’ailleurs, le SG de l’UGTA a évacué toute revendication et compte ‘’différer les dossiers sociaux’’ ; les syndicats autonomes ne pouvant décemment pas partager cette option sont éliminés du conclave. Tout de même, promesse a été faite que ‘’les questions à caractère social’’ seront examinées en septembre. Elles attendront. Pour meubler le temps, la tripartite se propose de confier les dossiers à huit groupes de travail : environnement de l’entreprise, lutte contre la fraude, procédures fiscales, insertion des jeunes, dynamisation du secteur du bâtiment, mise à niveau des PME, encouragement aux exportations hors hydrocarbures, financement des PME.
Deux semaines après, la composition de ces groupes n’est toujours pas rendue publique ; encore moins les noms des responsables et leurs CV ! Les effets d’annonce suffisent!
Le chaos qui se profile hypothèque le destin de la nation ; sujet qui ne concerne pas un pouvoir prédateur se suffisant du quotidien.

Lettre du groupe parlementaire RCD au président de l’APN

 

Lettre du groupe parlementaire RCD au président de l'APN dans Nouvelles des partis politiques img1307527798_1_0_

Depuis le mois de janvier 2011, le peuple algérien exprime quotidiennement sa colère et son indignation. Les lois sont régulièrement violées et les libertés bafouées, des parlementaires sont agressés et des citoyens sont humiliés sans que l’Assemblée n’ait osé assumer la moindre de ses missions. Malgré de multiples interpellations de notre groupe, vous n’avez pas daigné répondre ni encore moins réagir préférant avaliser les injonctions d’un exécutif prédateur.

Pour condamner ce silence et réhabiliter le minimum de crédibilité due à la fonction parlementaire, nous avons décidé de suspendre nos activités dans une enceinte qui n’en finit pas de sombrer dans la servilité et la complicité dans la désintégration de la nation. Cette décision a été avalisée par notre conseil national tenu le 03 juin 2011.

En conséquence, vous voudrez bien prendre acte de cette position et procéder, dès réception de cette correspondance, au remplacement des parlementaires du RCD exerçant des responsabilités dans les commissions ou la vice présidence de votre Assemblée.

Alger,le 07 juin 2011

Atmane Mazouz
Président du groupe parlementaire

 

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