Présidence / DRS: le naufrage

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Le « cadeau » offert par le couple présidence-DRS au peuple algérien en cet Aïd va considérablement peser sur les évolutions immédiates de notre pays. En reconnaissant enfin officiellement héberger une partie de la famille Kadhafi, les dirigeants d’Alger confirment une position et dévoilent des intentions. Vers l’intérieur le message est clair: toute idée de changement est vaine. La traduction destinée à l’extérieur est aussi limpide: le régime assume son rôle de représentant d’un système qui lie sa survie à la manipulation des situations que peut offrir une scène régionale en plein bouleversement.En effet, le pouvoir algérien aux abois n’a ni la force ni la crédibilité nécessaires pour s’opposer au jugement du clan Kadhafi quand les conditions l’exigeront. Il composera dans ce dossier avec la même duplicité que celle qui le caractérise dans la lutte contre le terrorisme international dont il ne cesse, par ailleurs, de relancer nuisances et doctrine par une politique cynique et irresponsable.Après avoir transformé l’Algérie en dépotoir économique pour satisfaire clientèles et partenaires, après avoir réduit ses missions politique et diplomatique à la fonction de sous-traitant des services de renseignements occidentaux pour survivre, les maîtres d’Alger sont devenus les hôtes d’héritiers de despotes déchus pour s’octroyer une marge de négociation dans le marché des otages, rejoignant dans leur déchéance les bandes spécialisées dans ce sinistre marché.Voilà où en est l’Algérie de Abane et de Ben M’hidi un demi siècle après l’indépendance.Ce dernier avatar a pourtant un mérite: couper court aux manipulations qui veulent entretenir l’illusion d’une rédemption du système politique qui sévit depuis 1957.A toutes les citoyennes et à tous les citoyens, le RCD demande, en ces moments noirs de notre Histoire, de garder espoir, de se souvenir et d’honorer les principes et les valeurs qui ont mené à la libération de notre peuple. C’est là la seule voie pour sortir d’un cauchemar qui a stérilisé la société, déstabilisé l’Etat et, maintenant, livre la nation à l’humiliation internationale.

Alger, le 30 août 2011Le RCD

 

 

 

TRIPARTITE DU 28 MAI : LA BANDE DES TROIS

En principe, la mission d’une tripartite (Gouvernement, patronat, UGTA) est de proposer des solutions aux conflits de répartition inhérents à tout processus de développement économique et social et de faire avancer les réformes.
On était bien loin de ces considérations le 28 mai dernier : la priorité était de rendre grâce au chef de l’Etat. Le patronat, se réjouissait ‘’pour ses efforts en vue de dynamiser la croissance économique et promouvoir l’investissement’’.
Le Secrétaire Général du syndicat-maison, se félicitait des mesures qu’il aurait prises ‘’pour une amélioration continue du pouvoir d’achat, le développement social du pays et la relance de l’appareil économique’’.
Le chef du Gouvernement, lui, saluait, parce qu’il était ‘’l’initiateur’’ de la réunion, le grand architecte à qui revient tout le mérite.
D’emblée, la messe était dite : un patronat éclaté en de multitude de corporations non crédibles, un syndicat unique mais totalement désaffecté n’étaient là que pour cautionner une rencontre alibi, servir un faux débat pour éluder les vrais questions.
Pourtant, par ces temps de forte contestation sociale et d’instabilité politique récurrente l’on pouvait supputer l’ouverture de quelques dossiers sensibles, la prise de décisions capitales, des changements d’importance… Il n’en fut rien. Les questions clés ont été occultées. Pas un mot sur la promotion de l’offre de biens et services, sur l’amélioration de la productivité du travail, sur l’efficience de la formation, sur la maitrise des technologies nouvelles, sur la fuite des capitaux, sur l’exode des cerveaux, sur la répartition du revenu, sur la gouvernance…
Un silence sidéral.
Les attentes exposées par les chefs d’organisations patronales ont tourné le dos à la recherche d’une efficience dans la gestion. Elles portaient plutôt sur les prébendes : facilitations à l’importation d’intrants, allégement des procédures fiscales et des dettes fiscales, meilleur accès des PME au financement et allégement de son coût, soutien accru aux exportations hors hydrocarbures…
En somme les patrons veulent plus de rente.
L’administration les tenant en laisse, les clientélisant leur a octroyé des mesures subsidiaires pouvant relever d’autorités subalternes du ministère des Finances et surtout des promesses. Elle décide que le pilotage de ces mesures relève des banques et que le Trésor aura à prendre en charge les intérêts intercalaires en cas de rééchelonnement ou les bonifications d’intérêts.
Il est dit aussi que le recours à la remise documentaire est autorisé, qui le plafond des importations en urgence est relevé de 2 à 4 millions de DA.
Le gouvernement a aussi donné son accord pour la couverture des risques de change.
De fait la rencontre alibi s’est soldée par une opération de domestication.
Les actions ne sont accompagnées ni d’un dispositif opérationnel ni d’un calendrier d’application ni même d’un bilan d’actions similaires antérieures qui servirait de référence.
On a évité de mesurer leur impact financier, peut-être de peur d’annoncer un déficit budgétaire déjà catastrophique.
On a aussi omis de définir les recettes qui les couvriront. Décidément la planche à billets a de beaux jours devant elle.
Encore une fois, il s’agit d’octroi de privilèges, de redistribution de la rente dont le monde du travail est exclu.
D’ailleurs, le SG de l’UGTA a évacué toute revendication et compte ‘’différer les dossiers sociaux’’ ; les syndicats autonomes ne pouvant décemment pas partager cette option sont éliminés du conclave. Tout de même, promesse a été faite que ‘’les questions à caractère social’’ seront examinées en septembre. Elles attendront. Pour meubler le temps, la tripartite se propose de confier les dossiers à huit groupes de travail : environnement de l’entreprise, lutte contre la fraude, procédures fiscales, insertion des jeunes, dynamisation du secteur du bâtiment, mise à niveau des PME, encouragement aux exportations hors hydrocarbures, financement des PME.
Deux semaines après, la composition de ces groupes n’est toujours pas rendue publique ; encore moins les noms des responsables et leurs CV ! Les effets d’annonce suffisent!
Le chaos qui se profile hypothèque le destin de la nation ; sujet qui ne concerne pas un pouvoir prédateur se suffisant du quotidien.

Lettre du groupe parlementaire RCD au président de l’APN

 

Lettre du groupe parlementaire RCD au président de l'APN dans Nouvelles des partis politiques img1307527798_1_0_

Depuis le mois de janvier 2011, le peuple algérien exprime quotidiennement sa colère et son indignation. Les lois sont régulièrement violées et les libertés bafouées, des parlementaires sont agressés et des citoyens sont humiliés sans que l’Assemblée n’ait osé assumer la moindre de ses missions. Malgré de multiples interpellations de notre groupe, vous n’avez pas daigné répondre ni encore moins réagir préférant avaliser les injonctions d’un exécutif prédateur.

Pour condamner ce silence et réhabiliter le minimum de crédibilité due à la fonction parlementaire, nous avons décidé de suspendre nos activités dans une enceinte qui n’en finit pas de sombrer dans la servilité et la complicité dans la désintégration de la nation. Cette décision a été avalisée par notre conseil national tenu le 03 juin 2011.

En conséquence, vous voudrez bien prendre acte de cette position et procéder, dès réception de cette correspondance, au remplacement des parlementaires du RCD exerçant des responsabilités dans les commissions ou la vice présidence de votre Assemblée.

Alger,le 07 juin 2011

Atmane Mazouz
Président du groupe parlementaire

 

Si pour le pouvoir, la jeunesse est un probleme, pour la CNCD elle est la solution de l’Algérie.

Texte intégral de l’allocution du Dr Tahar BESBAS devant les membres du conseil national du RCD.

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Toujours à l’avant grade du combat démocratique, le RCD a dés les premières émeutes de janvier 2011, pris ses responsabilités, en appelant les citoyens  à une marche populaire et pacifique le 22 janvier 2011. Cette date charnière, a permis de briser le mur de la peur et  contribuer à l’émergence d’initiatives politiques dont la création de la coordination en est un élément important.

C’est à la veille de la marche du RCD que la CNCD a vu le jour. Réunis à la maison des syndicats, des partis politiques dont RCD, des organisations syndicales ainsi que des personnalités connues à l’image de maitre ALI YAHIA Abdenour ont décidé de se réunir en coordination nationale pour le changement et la démocratie. Coordination qui inscrira son dans un changement de système en dehors des rotations claniques.  Les membres de la coordination ont réussi le pari de réunir des organisations qui jusqu’à cette date, il était impensable d’imaginer qu’elles pouvaient s’assoir autour d’une table.

Les expériences vécues  par le passé ont  montré qu’à chaque fois que  le système se retrouve devant une crise ou une impasse politique, ce dernier procède à une mue qui donne l’apparence d’un changement mais qui n’est en fait qu’une recomposition clanique qui renforce encore plus le système et conforte  sa cohésion. Les évènements d’octobre 1988 sont un bel exemple de changement de système dans le cadre du système avec comme arbitre le système. Pour ne plus revivre cela, les membres de la CNCD, déterminé à ne plus cautionner ces impostures politiques ont inscris leur démarche dans un changement de système qui doit se faire d’une manière pacifique et en dehors du système.

Le vent de changement démocratique qui souffle sur la région Nord Africaine et le Moyen orient ne pouvait épargner notre pays. Plusieurs partis politiques, syndicats et acteurs de la société civile ont répondu à l’appel des premiers membres fondateurs de la CNCD. Ces organisations et personnalités d’horizons divers, avec toutes leurs différences et parfois même leurs contradictions ont réussi le pari de s’assoir autour d’une table pour discuter de l’avenir du pays et les moyens de sortir de cette crise politique que le pouvoir voulait présenter comme une crise exclusivement sociale.

Membre fondateur de cette coordination, le RCD a joué un rôle important dans la préservation et la consolidation de cette espace de lutte.  Conscient qu’il ne s’agit pas là de créer un parti encore moins de se substituer aux organisations membres, notre rassemblement a mis à la disposition de la coordination tous les moyens humains et matériels pour la réussite des actions de la CNCD.

Devenue force de mobilisation et surtout force de proposition, la CNCD deviendra une préoccupation urgente du pouvoir et une cible à neutraliser en urgence. L’infiltration, la manipulation et la répression sont aussi mis à contribution pour torpiller la coordination de l’intérieur.  Les premières défections commencent à voir le jour. Le FFS, puis ses relais dans la société civile quittent la coordination. La décantation commençait à se faire. D’un coté ceux qui veulent un changement de système en dehors du système et ceux qui s’accommodent d’un changement dont le système restera l’arbitre et surtout l’architecte  de tous ces changement.

La réussite de la marche du 22 janvier 2011,  organisée par le RCD ainsi que les deux premières marches de la CNCD ont fini par  convaincre le pouvoir du danger de cette structure trans-partisane sur la survie du système.

La scission programmée et organisée de la CNCD en deux entités (CNCD Barakat- CNCD dite ailes partis politiques) n’a pas entamé la détermination des acteurs du changement. Un travail pédagogique et politique a été opéré par les membres de la coordination.

La CNCD a eu ainsi le mérite d’avoir d’abord brisé le mur de la peur et casser la spirale de violence entretenue par le pouvoir. Ces premières actions, couplées aux gains politiques engrangés par la marche du 22 janvier, ont été déterminantes dans la suite et la tournure des évènements que connaitra la scène sociale et politique algérienne.   Il était plus facile aux tenants du pouvoir de gérer par la répression des émeutes violentes, de surcroits manipulés, que de prendre en charge des manifestations organisées.

Les actions de la CNCD ont eu aussi le mérite de donner du courage à tous les segments de la société civile,  de s’afficher et de se prendre en charge de manière  visible.  Depuis, nous avons à faire à des organisations et  des acteurs  identifiés,  qui portent des revendications sociales et politiques claires. Le changement de système devient une constante dans toutes les revendications sociales soient elles.

Ayant réussi à briser le mur de la peur,  facilité l’émergence  de protestations organisées, dont les acteurs sont visibles et connus  et portant des revendications sociales  et politiques publiquement assumées, les membres de la  CNCD ont non seulement pris leurs responsabilités, mais ont fait une proposition de sortie de crise en rendant public une plate forme politique pour le changement et la démocratie. Document historique, cette plate forme permet une transition démocratique ou le  changement de système en dehors du système se fera d’une manière pacifique.

Le RCD a joué et joue un rôle important dans la CNCD. Outre l’apport logistique, l’apport politique de notre parti est inestimable. Nous avons joué un rôle important dans l’élaboration de la  proposition de sortie de crise.  Ni la CNCD Barakat qui porte bien son nom, ni les autres acteurs et initiateurs d’actions dites pour le changement n’ont apporté de solutions à la crise Algérienne.

Les pressions que subissent nos militants et cadrs,  les attaques suscitées par les officines du pouvoir, œuvrant à la diabolisation de notre parti, notamment en s’attaquant à la personne de son président renseignent sur l’importance que joue le RCD dans cette coordination. L’opération orchestrée pour assassiner  notre président, l’acharnement à réprimer d’une manière sélective nos parlementaires et nos militants sont autant de signes qui trahissent les intentions du pouvoir à vouloir isoler l’oppositions de toute dynamique du changement.

Les pressions dont notre parti fait  l’objet et que nous, militants, subissons quotidiennement renseigne sur la justesse de notre combat. Il renseigne aussi sur notre statut d’acteur incontournable dans le changement pour la consécration de la volonté populaire. Nos militants ont été à l’avant-garde du combat identitaire, pour la démocratie, la sauvegarde de l’Algérie. Aujourd’hui nous sommes encore  et resterons debout pour le changement et la démocratie pour l’instauration d’une Algérie démocratique et sociale. Ceci ne peut se faire sans la jeunesse, qui, considérée par le pouvoir comme le problème de l’Algérie, mais que la CNCD considère comme étant la solution.

Kabylie : après la déstabilisation, le chantage

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Depuis quelques semaines, le ministre de l’intérieur et le directeur général de la sûreté nationale multiplient les visites à Tizi-Ouzou. Le premier résultat de cette soudaine attention est un « appel anonyme » à soutenir les services de police par une marche populaire!

La Kabylie vit depuis plusieurs années une situation d’insécurité larvée. Des assassinats commis par les gendarmes en 2001 sont restés impunis à ce jour. Les kidnappings, au nombre de 64 dont les auteurs se recrutent autant dans les rangs des terroristes que dans ceux du banditisme, et des rançons qui grèvent les capacités d’investissement des opérateurs tendent à se banaliser. Des décharges publiques à ciel ouvert se multiplient pendant que le pouvoir bloque un projet financé par le PNUD destiné à la protection de l’environnement.  

La pression de cette insécurité conjuguée à une déstructuration réfléchie et programmée vise des objectifs précis : venir à bout de la résistance légendaire des citoyens de cette région et les soumettre à un pouvoir central despotique et clientéliste. Comme pour justifier cette politique, le ministre de l’intérieur déclare que ces crimes « sont des cas isolés ».

Il a fallu qu’une menace pèse sur l’intégrité de la personne du wali suite à une marche des étudiants, agressés dans leur campus, dirigée vers sa résidence pour qu’Alger décide d’un réaménagement des services de police. 

Mais sur le fond, sa démarche est invariable. Maintenant sa stratégie de pourrissement, le pouvoir passe désormais à une autre forme de manipulations. Sa dernière stratégie consiste à faire pression sur la population pour choisir entre le banditisme qu’il structure et encadre politiquement depuis l’élection présidentielle de 2009 dans des comités de soutien à l’actuel chef de l’Etat ou un soutien sans réserve à l’intervention policière qui justifierait, demain, tous les dépassements qu’induirait inévitablement un surcroît d’autorité dans un Etat de non droit. 

Le droit à la sécurité des personnes et des biens est inaliénable et représente la première mission d’un Etat digne de ce nom. Le chantage qui oblige le citoyen à choisir entre la délinquance et la soumission aveugle à la police est une manœuvre digne de la culture maffieuse du pouvoir. 

La lutte contre la délinquance et l’insécurité suppose une démarche globale basée sur le respect des lois, la justice sociale et une politique économique créatrice de richesse. Le RCD reste convaincu que cela ne peut advenir sans le changement du système, préalable à l’instauration d’un Etat de droit dans lequel le rôle naturel de la police sera la protection du citoyen et non le renforcement et la couverture des abus du pouvoir.

                                                                                                                                                                    Tizi Ouzou, le 25 Mai 2011

La police algerienne Séquestre des citoyens

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Encore une fois, les services de répression algériens viennent de prouver que la levée de l’état d’urgence n’est en fait qu’un leurre.  Ce samedi 21 mai 2011, pour faire barrage aux citoyens qui souhaitaient rejoindre la place du 1er mai, lieux du rassemblement, la police algérienne a innové en la matière.  Celle-ci séquestre les citoyens dans les escaliers des immeubles.

Mis au courant par des citoyens, je me suis déplacé pour confirmer  de visu l’information. A ma grande surprise, je retrouve au niveau d’un des immeubles faisant face au ministère de la jeunesse et des sports,  des policiers condamnant les issues de ces immeubles et séquestrant des citoyens  qui n’arrivaient pas à comprendre ce qui leur arrivait .

A ma demande de savoir si ces citoyens sont arrêtés, un policer qui visiblement m’a reconnu m’informa que moi je suis libre de rentrer et de sortir de l’immeuble mais que les autres  ne  peuvent pas le faire, tout en précisant que ce n’est pas des arrestations mais ils ne font qu’exécuter des instructions.

La police algérienne, sensée être au service du citoyen, vient de franchir un pas supplémentaire dans l’aberration. Ce comportement tout simplement  scandaleux peut être en même temps source d’inquiétude. Ayant séquestré des citoyens en violation des lois de la république, on est en droit de nous inquiéter de leur éventuelle disparition dans ces conditions. Ce comportement des services de police ne pourra en aucun cas ébranler la détermination des citoyens à réclamer un changement de système en dehors des rotations claniques et d’une manière pacifique.

Si pour le pouvoir  la jeunesse algérienne constitue un problème, pour la CNCD elle est la solution.

Plate forme politique pour un changement démocratique

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Le 1er novembre 1954 les Algériens se sont soulevés pour se libérer d’un colonialisme barbare condamné par l’Histoire. Notre peuple attendait de vivre dans un état démocratique et social garantissant la liberté de conscience, et les droits humains.

Après des sacrifices hors du commun, l’Algérie arrache le droit à l’existence dans le concert des nations en écrivant l’une des pages les plus glorieuses de l’Histoire du vingtième siècle. Cependant la libération du territoire national n’a pas entrainé celle des citoyens.  Le système politique instauré en 1962 a confisqué à son profit exclusif l’indépendance en s’arrogeant tous les pouvoirs. Notre peuple voit son histoire trahie, sa mémoire mutilée et sa parole confisquée. Tortures, répression sanglante, assassinats politiques, fraudes électorales, corruption, misère sociale et arbitraire rythment le drame algérien depuis un demi-siècle. A l’horreur du terrorisme islamiste le pouvoir a répondu par « la politique de réconciliation nationale », niant l’exigence de justice et de vérité.

Réprimée et exclue de la vie publique, la collectivité nationale oppose une résistance multiforme. L’émeute devient de plus en plus la seule forme de revendication et la rue l’unique espace d’expression pour arracher ses droits. Notre émigration, fidèle à ses traditions de lutte, suit et relaie avec ferveur le mouvement de contestation nationale.

Désormais, le statu quo est impossible à tenir. Mis face à ses échecs et confronté à une pression populaire continue, le pouvoir illégitime, usé, divisé et discrédité, recourt, une fois de plus, aux subterfuges pour essayer de dévoyer, comme en octobre 1988, les aspirations profondes de la société à la rupture radicale avec le système.  

Les évolutions nationales, régionales et internationales rendent illusoires toute initiative visant à dérouter la lame de fond qui secoue le pays du nord au sud et de l’est à l’ouest.

L’Histoire est en marche et l’Algérie ne peut faire exception. Le changement de système politique est impératif.

Pour y parvenir dans les meilleurs délais et de manière pacifique, des personnalités, des militants politiques ou syndicaux et des animateurs du réseau associatif ont pris une initiative: créer la Coordination pour le changement et la démocratie(CNCD) afin de répondre à la demande de changement de système politique qui ne saurait se confondre avec un changement dans le système. Cette structure a lancé des actions qui ont mis à nue les manouvres du système  et  qui confortent au plan politique les revendications populaires  s’exprimant chaque jour dans la rue et à travers toutes les catégories sociales, notamment la jeunesse ; principale victime du système et acteur majeur des luttes populaires.

La CNCD appelle les forces politiques et sociales à fédérer leurs énergies pour s’inscrire dans la perspective d’édification d’une république démocratique et sociale. Ses principes fondateurs seront ceux de l’Etat de droit, garantissant le respect des libertés individuelles et collectives, la promotion d’une société civile active, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, la séparation du politique et du religieux, l’égalité homme-femme, la reconnaissance et la promotion de l’algérianité par l’affirmation du caractère national et officiel des langues arabe et tamazight, la justice sociale, une répartition équitable du revenu et des richesses nationales et l’alternance  démocratique au pouvoir.

Sur la base de ces principes, la CNCD, en concertation avec les autres forces du changement démocratique, propose

1)      Une conférence nationale qui aura pour mission de désigner un conseil national de transition démocratique (CNTD).

2)      Le CNTD sera composé de personnalités résolument engagées pour  le changement démocratique. La durée de son mandat ne saurait excéder douze (12) mois. Ses membres ne pourront postuler à aucune candidature ou responsabilité après la phase de transition.

3)  Le CNTD aura à :

- Dissoudre toutes les institutions élues.

- Nommer un gouvernement de transition pour gérer les affaires courantes.

- Engager le pays dans une refondation nationale dont la clé de voute sera la rédaction d’une constitution qui sera proposée au peuple algérien par voie référendaire.

4) Les priorités pour la reconstruction des autres institutions élues seront définies lors des conférences tenues sous l’égide du CNTD. Ces institutions seront issues d’élections balisées par un dispositif politique et juridique qui s’imposera à toutes les candidatures. La préparation et la mise en œuvre devront se faire en toute transparence et sous une observation internationale obéissant aux règles qui ont présidé à tous les scrutins ayant suivi la fin des systèmes autocratiques ;

5)   Le CNTD mettra en place une commission indépendante qui proposera  les modalités de restitution du sigle « FLN » à la mémoire collective. Cette commission aura aussi pour mission d’établir la vérité et la justice sur toutes les atteintes subies par  les Algériennes et Algériens depuis l’indépendance.

6)  Durant cette phase de transition, l’armée et l’ensemble des services de sécurité seront placés sous l’autorité du CNTD. Ils auront pour mission la défense du territoire et du caractère républicain et démocratique de l’Etat.

7) L’Algérie démocratique et sociale inscrira son destin dans l’actualisation des principes fixés par la conférence de Tanger qui stipulait, dès 1958, que la fédération des Etats nord-africains est le parachèvement naturel des indépendances de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc ;

Cette plate-forme de la CNCD est ouverte au débat. La CNCD appelle la société et les forces fideles à l’esprit de novembre et de la Soummam et des luttes démocratiques depuis l’indépendance, a se rassembler  pour le changement démocratique. C’est ainsi qu’elles pourront peser pour édifier une république démocratique et sociale.

Le monologue contre le changement

Le ministère de l’intérieur a adressé une correspondance au RCD l’invitant à donner ses propositions et avis sur les procédures engagées par le chef de l’Etat en guise de réponse à la crise qui affecte le pays depuis des années et qui connait présentement des prolongements massifs et multiformes à la faveur des soulèvements populaires qui secouent notre région. Il est de prime abord édifiant de constater que c’est le ministère de l’intérieur qui sert de courroie de transmission au pouvoir dans une initiative politique présentée à la communauté internationale comme une volonté de faire écho à l’irrépressible volonté de changement qui s’exprime chaque jour avec plus de force dans tous les secteurs d’activité de la vie nationale.

Sur le fond, le RCD estime qu’il est vain et dangereux de continuer à s’enfermer dans des opérations de maquillage de l’un des plus effroyables échecs politiques des ces cinquante dernières années et dont les sources remontent à la confiscation de l’indépendance par le coup d’Etat de 1962 provoqué par le clan qui sévit aujourd’hui encore dans notre pays. Ce simulacre d’invitation au dialogue qui tourne à un monologue du pouvoir est une insulte à la souffrance et la colère des Algériens qui aspirent à la dignité, la liberté et la prospérité.

Au moment où le peuple demande l’alternance, le pouvoir se dope par la dilapidation éhontée du trésor public. Quand le citoyen exige la transparence, on lui oppose l’opacité et la concentration des prérogatives par un nouveau code communal digne du deuxième collège de l’époque coloniale. Pendant que l’Algérien lutte quotidiennement pour le changement, les autocrates préparent leur succession dans le sérail.

Le pouvoir n’a ni la crédibilité ni la légitimité ni même la capacité pour s’orienter vers une sortie de crise qui appelle nécessairement et par définition à son dépassement. L’époque des bricolages politiques est révolue. La phase de transition à laquelle travaille le RCD avec les forces démocratiques se fera contre les tenants du pouvoir actuels et en dehors de leurs arcanes. Toute participation à des élucubrations menées par les auteurs du désastre national serait synonyme de complicité du reniement et du détournement de la volonté de notre peuple.

L’histoire, l’actualité et l’avenir commandent de garder le cap sur le changement de système.

Alger le 18 mai 2011
Le RCD

Le Député d’Alger avec les travailleurs de la fonction publique

Partageant  aux cotés des travailleurs les festivités du 1 mai 2009, le Dr BESBAS Tahar secrétaire national chargé du social, député d’Alger et vice président du groupe parlementaire du RCD, a représenté le parti au meeting de l’intersyndicale autonome de la fonction publique qui s’est tenu le 30 avril 2009 à la maison des syndicats. 

Prenant la parole, l’ancien syndicaliste et coordinateur du comité national  des libertés syndicales  (CNLS), a réitéré le soutien de  son parti aux travailleurs et aux organisations syndicales qui luttent pour l’amélioration des conditions de travail et  la  consécration  des libertés syndicales, que le pouvoir algérien ne cesse de violer.  Il rappellera que le RCD a toujours été aux cotés des travailleurs et de leurs représentants. Il rappellera aussi les questions orales et écrites  posées aux membres du gouvernement ainsi que les actions menées par les députés RCD sur le terrain.

Le représentant du  RCD se félicite de la création de la maison des syndicats, espace d’expression et d’organisation qui renforcera l’autonomie des organisations syndicales et de la société civile en général. L’initiative doit être, selon l’orateur, rentabilisée et capitalisée.

Le député d’Alger ne manquera pas d’avoir une pensée pour les syndicalistes assassinés ou disparus. Il citera entre autre, Mustapha BACHA, Redouane OSMANE. Il préconisera aussi de ne pas oublier les syndicalistes  persécutés et parfois même licenciés d’une manière abusive. Il ajoutera qu’il appartient à tout un chacun de se mobiliser pour réhabiliter la mémoire de nos syndicalistes disparus et réhabiliter aussi nos compagnons licenciés.

Répondant aux intervenants qui l’ont précédé, le Dr BESBAS insiste sur le fait que  le RCD reste disponible à  toute initiative de construction du pôle démocratique. Il ajoutera que l’appel du Dr SADI est clair et ne souffre d’aucune ambiguïté. Il précisera par ailleurs que le RCD n’a pas de complexe à initier ou rejoindre des démarches, pour peu qu’elles s’inscrivent dans la consécration de la volonté populaire et une démarche de non compromission avec le pouvoir et de ses clans.

Le Dr BESBAS précisera aux présents que le pouvoir va tenter de nous complexer sur la jonction naissante de la société civile avec les acteurs politiques. IL ajoutera que l’amour de la patrie n’est le monopole de personne. L’édification du pays est du ressort du politique, du syndicaliste, du travailleur. Chacun apportera sa contribution pour la construction du  pays,  édification qui ne peut se faire par une frange de la société mais par toute la société.

Le sort de l’UGTA et « l’avenir » du système

drtaharbesbas.jpgLes travailleurs algériens voient arriver le 1er mai, cette date symbole immuable des luttes syndicales, alors qu’ils viennent, pour la plupart d’entre eux, de sortir d’un mouvement de protestation fait de grèves et de marches dont l’initiative est à l’actif exclusif de jeunes syndicats autonomes.
Cette protestation, devenue quasi permanente depuis quelques années, ne semble pas avoir donné à réfléchir à un gouvernement dont l’autisme apparaît désormais comme une constante. Ainsi, les syndicats à l’origine des luttes actuelles, bien que légalement constitués, sont systématiquement ignorés. Pis, ils sont réprimés, au besoin par la matraque et leurs responsables ne comptent plus les procès en justice qui leur sont intentés par les ministres. Pis encore, l’ex-syndicat unique qu’est l’UGTA, régulièrement appelé à la rescousse par le gouvernement, ne rechigne pas à la besogne dès qu’il s’agit de diaboliser les véritables défenseurs des intérêts des travailleurs. « Les grèves ne règlent pas les problèmes.» Ainsi avait parlé le secrétaire général de l’UGTA pendant les derniers débrayages et quelques jours avant de se faire « réélire » par un congrès décrié y compris à l’intérieur de cette organisation. Une telle déclaration doit être entendue comme l’expression pudique d’un renoncement à un droit constitutionnel, un droit consacré à présent jusque et y compris dans des Etats où le droit n’est pas toujours la première vertu. Une organisation syndicale qui se dessaisit ainsi de tout pouvoir de dissuasion face à la toute-puissance du patronat ou à l’omnipotence des pouvoirs publics, perd toute raison d’être. Plus que l’abandon d’un instrument de lutte universel, il s’agit là d’une désertion déguisée du terrain syndical, mais une désertion qui ne soustrait pas l’organisation à l’obligation de remplir son rôle de syndicat alibi.
C’est que l’UGTA finit à présent par se révéler comme partie intégrante d’un système politique moribond. D’avoir accompagné solidairement et sans remise en cause un tel système, l’ex-syndical unique achève désormais de se décliner comme l’homologue syndical de l’ex-parti unique. Elle est l’expression fidèle, sur le terrain des luttes sociales, de l’échec politique du vieux parti dans la gestion de la cité. Avec toutefois une nuance : si le FLN n’a ni la latitude de se réformer ni les capacités de s’adapter à un paysage politique marqué par le pluralisme et donc par la compétition, l’UGTA, quant à elle, n’a même plus les moyens structurels de mobiliser, encore moins de préserver une place prépondérante dans le champ syndical. Mais, en la matière, la partie est encore plus aisée pour l’ex-parti unique qui, non sans un certain succès, s’appuie sur la fraude électorale afin de se maintenir. Le challenge est en effet plus ardu pour l’UGTA, bousculée en permanence par l’action des organisations autonomes par trop combatives et dont l’audience s’élargit sans cesse au sein du monde du travail, précisément grâce à cet engagement et à cette générosité dans la lutte.
Toutefois, le déclin désormais avéré de l’UGTA n’est pas seulement la résultante de la position peu confortable à laquelle l’a contrainte l’émergence tonitruante des syndicats autonomes. Il est aussi l’expression de la faillite du système politique dont l’organisation a toujours été un appendice, jusqu’à muer aujourd’hui en une sorte d’excroissance de l’Alliance présidentielle, collaborant avec elle aussi bien au gouvernement qu’au Parlement. Le processus par lequel le FLN s’est éloigné des valeurs démocratiques et sociales énoncées en 1956 est en tous points identique à celui qui a amené l’UGTA à se départir des principes fondateurs qui, la même année, avaient présidé à sa création.
Si les syndicats autonomes sont promis à un épanouissement certain, leur progression et leur affirmation comme entités incontournables sont appelées à donner du rythme à la démocratisation de la vie politique. Et vice-versa. Quant au sort de l’UGTA, il est intimement lié à l’avenir du système. Mais celui-ci en a-t-il un ?

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